« Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi, un invincible été »
Une véritable cohorte de prophètes de malheur et autres Cassandre, nous prédisent l’abîme et le chaos : les guerres font rage, les chocs climatiques frappent de plus en plus fortement et fréquemment populations et biens, les émeutes révèlent la grande fragilisation du pacte social, l’obsession d’un développement durable nécessaire mais qui perturbe, une inquiétude sur la pérennité des ressources qui génère une interrogation démographique, le spectacle d’une tragédie de gouvernance politique chaotique qui traverse de nombreux
Etats… Franchement, ce début de siècle ne nous gâte pas !
Et pourtant, la lecture d’Albert CAMUS, nous invite, entre angélisme coupable et collapsologie mortifère, à partir à la recherche de cet invincible été, cette petite lumière, qui n’est pas loin, là-bas, demain, mais bien présente, ici, aujourd’hui et maintenant, nichée dans tous ces moments et événements.
Au cœur de ces bouleversements, l’industrie de l’assurance, comme bien d’autres, doit s’efforcer de continuer à jouer pleinement son rôle de prévention, de protection et de réparation. Le choix de préserver la mutualisation des risques, c’est-à-dire une forme de solidarité générationnelle, géographique, sectorielle, permet de ne laisser personne, ou presque, sur le bord du chemin. Le maintien du système d’indemnisation des catastrophes naturelles, la couverture des nouveaux risques Cyber, l’absorption des coûts liés à
l’instabilité des échanges, le choix du maintien d’une protection sociale élevée, renchérissent le coût du risque et donc des primes, cotisations et taxes afférentes.
Ces contributions à l’effort commun sont lourdes, bien sûr, mais d’une part, elles sont la garantie de notre protection, de celles de nos proches et de nos biens, et d’autre part, elles sont une condition fondamentale à l’investissement, à l’innovation, à la prise de risque si nécessaire au fonctionnement de nos sociétés et à la marche du monde.
Nous sommes résolument du côté de cet invincible été, de la conscience d’avoir parfois à le chercher mais de la conviction de toujours pouvoir le trouver !
Avec notre reconnaissance pour votre confiance et fidélité,
Hervé & Romain de VEYRAC